Le palo monte à Cuba (2)

palo monte2 Comme le babalawo dans la santeria, le tata nkisi est la plus haute hiérarchie dans le palo mayombe. Il est le parrain, le père nganga, celui qui est en possession des connaissances pour pouvoir travailler devant la prenda ou chaudron qui contient l’esprit de l’entité avec laquelle l’initié a passé un contrat et qui va devenir en quelque sort l’esclave de l’initié. Le palero passe un contrat avec l’esprit qui habite la prenda : il lui offre des sacrifies (par exemple un poulet) et en échange l’esprit ou mort l’obéi et le protège du mal.

Pour pratiquer la divination, les paleros utilisent le mpaka mensu, une corne que contient des ingrédients magiques et dont l’ouverture est fermée par un miroir. Le palero souffle de la fumée et il lit les figures qui se dessinent. Il lui est essentiel de voir le futur afin de pouvoir régler ses problèmes de façon rapide et efficace. Ils utilisent aussi les chamalongos : quatre (aussi sept, neuf ou seize) morceaux de noix de coco ou des cauries (coquillages de mer) ou des os.

Les morts font partie de la vie quotidienne du palero car ils appartiennent à la famille. Chez les paleros on ne trouve pas une mythologie aussi riche que dans la santeria mais ils ont une profonde connaissance botanique et ils vénèrent les plantes et les forces de la nature comme les vents et la mer ainsi que les métaux, etc…

La musique et les chants dans le palo sont aussi moins riches que dans la santeria mais ils possèdent leurs propres instruments musicaux et ils utilisent pour la célébration de leurs rituels une langue rituelle qui est un mélange du kikongo et de l’espagnol.

La règle bantoue a été enrichie par la culture yoruba, par le catholicisme imposé et par certains éléments des rites spirites. Cette hétérogénéité ethnique est exclusive de Cuba et fait que les cultes africains ne se pratiquent pas sur l’île de la même façon que dans leurs pays d’origine.

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