Le panthéon des orishas: généralités

sept puissances D’essence polythéiste, la santeria reconnaît l’existence d’un dieu suprême, appelé Olodumare, qui règne sur un panthéon de divinités connues comme orishas, qui est le reflet du panthéon yoruba.

Ces déités sont des traits personnifiés de la nature et de l’esprit. Les principaux orishas sont : Eshu-Eleggua-Elegba, Oggun, Oshosi, Obatala, Yemaya, Oshun, Shango, Oya et Orunmila. L’orthographe de ces noms diffère très souvent selon les sources.

Il y a des orishas qu’on appelle de cabecera (de tête) qui sont des entités spirituelles que reçoivent les personnes qui font la cérémonie de Kari Osha (cérémonie d’initiation). Peu importe quel est l’ange gardien de la personne car on reçoit toujours les oshas de cabecera qui s’appellent aussi oshas de fundamento ou orishas majeurs. Ces divinités, dans une étape ancestrale, ont été présentes sur le plan matériel et ont été couronnées avant de retrouver au plan spirituel. Les orishas mineurs sont toutes les spiritualités qui ne sont pas l’ange gardien de la personne et qui ne peuvent pas être couronnés au moment de la cérémonie d’initiation. A la différence des orishas majeurs, qui sont tous des spiritualités, les orishas mineurs peuvent être des entités mythologiques.

Le monde a été créé par Olofin. Olorun était le soleil et Olodumare la nature. Olofin (ou Olofi ou Alafin) après avoir observé sa création fut extrêmement déçu de l’avarice et la mesquinerie des hommes. Il décida de se retirer du monde mais avant cela, il répartit son pouvoir entre les  orishas pour qu’ils gouvernent. Nul ne peut communiquer avec lui car il ne reçoit que son messager Eleggua. Avec Olorun et Olodumare il forme la trinité dans laquelle il est dieu le père.

Chaque orisha possède un chiffre ainsi que des couleurs particulières qui le sont propres.  On leur attribue aussi des préférences comme un aliment, une amulette ou un jour de la semaine. Ceux qui désirent le vénérer doivent porter ses couleurs, confectionner un collier de perles selon ses règles et lui faire l’offrande de ses mets préférés.

La communication avec l’orisha s’accomplie de plusieurs manières : prière, divination rituelle, offrandes d’articles tels que des sucreries, des bougies, des fruits, mais aussi par des sacrifices que l’on appelle ebbo. L’ebbo a une définition très large, mais il se réfère surtout à la pratique du sacrifice animal. Celui-ci est employé dans des situations importantes, telles que la mort, la maladie ou le malheur.

Chaque orisha est le gardien d’un aspect particulier de la vie humaine. Les orishas se comptent par centaines, mais le panthéon yoruba est hiérarchisé, et les orishas les plus importants, notamment Eshu-Eleggua, Oggun et Oshosi, sont les gardiens suprêmes. On les appelle  guerreros, les guerriers.

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