Ressemblances des idées et des pratiques religieuses chez les Egyptiens et chez les Yoruba

peuple yoruba Il y a une grande ressemblance entre les concepts et les pratiques religieuses chez les anciens Egyptiens et chez les Yoruba qui  met en évidence le fait qu’à un moment donné de l’histoire, les deux peuples ont été profondément liés. On va approfondir quelques uns de ces concepts:

1) La croyance en un jugement après la mort et en une vie postérieure.

Les Yoruba connaissaient le dieu égyptien Thoth comme le dieu de la justice et de la vérité. C’est pour cela que les Yorubas croient en un jugement après la mort qui récompense les bons et puni les méchants qui sont envoyés en enfer “oran añadi”.

La croyance des Yorubas en l’existence de l’enfer et d’une vie après la mort peut être originaire d’une religion plus évoluée comme celle de l’Egypte ancien, car les peuples plus primitifs ne connaissent pas le concept de l’enfer. Voici quelques proverbes yoruba qui font référence à ces croyances: ”Gbogbo ohun ti a ba se li aiye li ao duro ka mi asalu orun” qui veut dire “on devra rendre compte de tout ce qu’on fait sur terre quand on arrivera au seuil de l’enfer”; “Nigbati mo ba ku, emi polu re yio lo ro o niwaju Olorun” qui se traduit comme “quand je mourrai, toi et moi, nous irons déclarer devant dieu”.

Certains des termes utilisés par les anciens Egyptiens sont utilisés aujourd’hui par les Yoruba. Par exemple, si on regarde le mot égyptien “khu” qui signifie “la partie lumineuse de l’homme” ou “ce qui est passé après la mort dans l’autre monde”, il est intéressant de remarquer le fait que ce mot est utilisé par les Yoruba avec le même sens. Ainsi, le mot yoruba “ku” signifie “devenir un esprit lumineux”. Selon la conception égyptienne, après la mort le “khu” se libère et l’âme méchante traverse une longue série de souffrances jusqu’à ce qu’elle est anéantie et l’âme bonne peut arriver à voir dieu face à face et se fondre avec lui.

On retrouve le même mot dans les salutations yoruba. Le mot “oku”, signifie “que ton âme devienne un esprit de lumière”. De la même façon, “ku ise” signifie “ pourvu que ton âme devienne un esprit de lumière pour récompenser ton travail sur terre”.

La conversion de certains rois yoruba en divinités

On parle de ces rois comme “Oluwa mi, Oba” qui veut dire “mon seigneur, le roi”. C’est le cas par exemple de Sango, une divinité yoruba qui a vécu comme roi et qui démontre qu’il existait parmi les yoruba une forme de double gouvernement (roi-dieu) qu’on peut aussi trouver chez les peuples de l’Egypte ancien.

 2) L’importance accordée aux prénoms, similaire à celle de l’ancien Egypte

Les prénoms qui reçoivent les enfants yorubas à leur naissance ne sont pas choisis au hasard car ils dépendent du lignage familier. Ainsi chaque individu porte son propre prénom ainsi que ceux de ses ancêtres; par exemple “Emi Afolabi omo Lisabi” qui signifie “Moi, Afolabi, descendent de Lisabi”.

 3) La croyance en l’existence des esprits gardiens

Dans l’Egypte ancien, les “kas” étaient les esprits des ancêtres disparus qui continuaient à vivre avec leurs descendants pour les protéger. Au Nigéria (terre yoruba) existe une croyance similaire: un esprit gardien qui est le même pour toute la famille et qui généralement est l’esprit du père de famille.

2009 - 2016 © SANTERIA.FR
FrenchSpainEnglish