Qu’est-ce qu’un babalawo ?

Orula La traduction littérale du mot « babalawo » est « le père des secrets ». Un babalawo est un prêtre d’Ifa et un serviteur d’Orula qui a réalisé la cérémonie de consécration d’Ifa. Le babalawo ne reçoit pas sur sa tête l’Orisha tutélaire car il a ce qu’on appelle « le saint lavé ». Par contre l’oluwo, (qui est aussi un prêtre d’Ifa), a reçu son Orisha tutélaire sur la tête et il a « couronné le saint ».

Orula veut que ses enfants, les babalawos (aussi appelés awos), soient honnêtes, respectueux des autres et de la nature, patientes, sages, modérés dans leurs opinions, studieux des enseignements d’Ifa, persévérants et humbles. Toutes ces qualités doivent être appuyées par les signes de la main d’Orula et ceux de la cérémonie de couronnement du saint ou de la cérémonie de lavage du saint. En plus, l’ange gardien ou Orisha tutélaire de la personne doit lui accorder le privilège de passer à la terre d’Ifa.

Pour ce passage à Ifa, la cérémonie de main d’Orula est très importante parce que si pendant l’atefa les signes qui sortent sont des signes meyis ou des combinaisons qui dépassent les signes permis dans l’oracle du diloggun (à partir du 13), la personne doit passer à Ifa. De toute façon, dans notre famille religieuse on  demande pendant l’ita à l’ange gardien s’il permet à la personne de devenir prêtre.

Si la personne a comme ange gardien l’Orisha Oggun, elle ne pourra pas devenir babalawo.

Les personnes avec des vies désordonnes ou licencieuses ainsi que les homosexuels, ne peuvent pas devenir prêtres d’Ifa. Cependant, Orula sera toujours à côté de ces personnes pour leur montrer le chemin afin que leur faciliter le parcours de la vie.

Il y a longtemps on faisait les cérémonies de main d’Orula aux nouveaux nés pour permettre à leurs parents de connaitre le chemin de l’enfant. Huit jours après la naissance, les prêtres d’Ifa spécialisés dans la lecture des astrales des nouveaux nés, s’invitaient à faire la lecture de la vie de l’enfant. Dans certaines régions d’Afrique, le signe qui sort l’enfant pendant cette première lecture sera celui utilisé pour son passage à Ifa. Si les signes indiquent aux parents que l’enfant va mourir prématurément (l’enfant est un abiku), normalement on consacre très tôt à l’enfant en Ifa pour contrer la mort.

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